Rencontre avec Cécile de Boisset, partenaire PropulZ’up

Cécile de Boisset est coach professionnelle, facilitatrice en codéveloppement et formatrice. Dirigeante de Premiers de Cordée, elle est aussi partenaire PropulZ’up. Cécile a fait du fonctionnement relationnel des équipes le cœur de son accompagnement.

Cécile, quel est ton parcours ?

Au départ, j’ai un master en droit de la santé et j’ai commencé à travailler à l’hôpital. J’ai monté les échelons petit à petit, jusqu’à devenir directrice adjointe d’un centre à Colmar pour personnes âgées et personnes handicapées. J’ai terminé directrice de cinq sites dans le sud de l’Alsace, ce qui représentait un peu plus de 400 salariés.

Ce qui m’intéressait le plus, c’était de comprendre ce qui se jouait dans les relations : pourquoi certaines équipes fonctionnaient bien et d’autres non. C’est comme ça que je suis arrivée au coaching professionnel, en essayant de comprendre les mécanismes humains derrière la relation.

« Travailler la relation pour qu’elle soit fructueuse et source de joie, plutôt que source de conflit. »

Je me suis formée au coaching professionnel à Dauphine, à Paris, puis certifiée facilitatrice en codéveloppement. Aujourd’hui, à la tête de Premiers de Cordée, j’allie le coaching, le codéveloppement et la formation en fonction des besoins de mes clients, pour accompagner principalement des managers et des dirigeants — beaucoup dans le secteur hospitalier et médico-social, qui reste mon réseau d’origine, mais aussi dans l’IT, l’industrie, et plus anecdotiquement le tertiaire.

Sur quelles problématiques interviens-tu le plus souvent ?

Au niveau individuel, ce sont souvent des questions de posture ou de fonctionnement relationnel : des coachings de prise de poste pour des experts métiers qui deviennent managers, ou des dirigeants qui souhaitent faire accompagner leurs équipes dans des phases sensibles — une transformation d’envergure, un contexte spécifique, parfois après beaucoup de départs dans une équipe.

Au niveau collectif, c’est vraiment travailler le relationnel dans l’équipe. J’arrive souvent quand il y a déjà des problématiques : des gens qui ne se parlent plus, qui n’arrivent pas à travailler ensemble ou à exprimer ce dont ils auraient besoin pour bien avancer.

J’accompagne aussi des équipes dans des transformations organisationnelles. En ce moment par exemple, une équipe de radiologues.

Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ce métier ?

« Ce que j’adore, c’est observer la personne qui se comprend mieux et qui, du coup, comprend mieux sa relation aux autres. »

Quand les déclics, les prises de conscience, les croyances limitantes tombent : ça, vraiment, je kiffe. Et ce qui est génial en coaching, c’est la posture basse, la posture de non-savoir. Tu fais rien, en apparence — mais en fait, c’est vraiment la personne en face de toi qui, grâce au processus de coaching et par la réflexion, par ce qu’elle va dire ou dessiner, va travailler elle-même.

« Il n’y a pas de notion de dépendance, pas d’emprise, je ne suis pas sachante dans cette posture-là. Et ça, je trouve que c’est vraiment chouette, parce que ça donne à chaque personne toute sa dimension et toute sa dignité. »

Concrètement, cette posture se traduit par des questions simples, mais qui obligent à se positionner :

« Qu’attendez-vous de moi ? », ou encore

« Qu’est-ce qui est important pour vous aujourd’hui, dans la situation décrite ? »

 

Le WD40, ça vient d'où ?

J’ai fait le bilan d’un parcours manager — coaching, formation et codéveloppement — et un participant m’a dit : « en fait, tu es un peu notre WD40 ». J’ai trouvé ça hyper parlant.

« Si tu n’appuies pas sur la gâchette — si tu ne vas pas chercher un coach, si tu ne fais pas le boulot — il ne se passe rien. Il faut que tu ailles acheter ton WD40, et que tu enclenches. »

C’est assez à mon image, je pense. Je dirais que je suis quelqu’un d’assez authentique, j’aime rire, mais j’ai un côté carré aussi : j’aime bien quand ça avance, quand les choses sont organisées et quand je sais où je vais.

Quelle est ta vision du management ?

C’est un métier auquel il faut consacrer du temps, de la formation, de l’énergie, et pour lequel il faut accompagner les gens qui le font. J’ai l’intime conviction que c’est une des grosses problématiques françaises : aujourd’hui, tu es un bon expert, tu deviens manager, et débrouille-toi. Alors que pour moi, ce n’est pas le même métier.

« J’ai vraiment le rêve que la France arrête de considérer le management comme juste un truc en plus d’un expert métier, mais qu’elle le considère vraiment comme un métier à part entière. »

Et en dehors du travail, qu'est-ce qui te nourrit ?

J’ai une famille nombreuse de quatre enfants : les grandes tablées, les week-ends où tout le monde se retrouve, les discussions jusqu’à pas d’heure au coin du feu. C’est vraiment quelque chose que j’aime.

Le mot de la fin

« Ne pas subir », c’est ma devise, et ça résume assez bien mon mode de fonctionnement.

Merci Cécile pour ce temps d’échange.

Pour en savoir plus sur Cecile de Boisset : https://premiersdecordee.com/

Propos recueillis par Sophie Lagaude.

PROPULZUP vous accompagne dans la réflexion, le conseil et la mise en place de démarches durables et impactantes au sein de votre organisation. 

Contactez-moi pour en discuter.

Johanna Rivière

 

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